dimanche 27 décembre 2009

Oui au débat public, oui à l’élévation du débat de société dans notre pays !

Par Roger FAJNZYLBERG et Serge MISRAI, Membre du bureau politique des Progressistes

Une majorité de nos concitoyens s’étaient rassemblés autour de la candidature de Nicolas Sarkozy parce qu’ils comprenaient qu’il avait la capacité à s’emparer de toutes les questions qui minaient la société française depuis des décennies.

Parmi ces questions celle de l’unité nationale autour des valeurs de la République.

A l’opposé, les dirigeants du Parti socialiste refusent, depuis des années, le débat politique, et préfèrent ne rien voir, ne rien comprendre et faire croire que le sujet autour des valeurs portés par la République n’a pas de raison d’être.

Qu’ils continuent à s’isoler est une chose. Qu’ils se laissent égarer par la haine partisane et le sectarisme le plus débridé pour avoir osé comparer Eric Besson à Marcel Déat ou à Pierre Laval, illustres collabos et hommes liges des nazis en est une autre, inacceptable, intolérable à laquelle nous devons réagir.

Porter le débat public sur le thème de l’identité nationale, c’était toucher au cœur d’un problème dont nous avons tous, à des degrés divers la perception, qu’elle soit consciente ou inconsciente. On ne peut pas nier par exemple que depuis le moment où la Marseillaise, notre hymne national, a été sifflée sur un stade au su et au vu de quelques millions de téléspectateurs, il subsiste dans le pays un sentiment de malaise qui a été, entre autres, l’une des causes de l’échec cuisant de L. Jospin aux présidentielles en 2002. Un malaise dont les effets sont loin d’être dissipés encore aujourd’hui.

Or donc, certains ont des pudeurs de jeune fille pour aborder la question de notre identité nationale (identité que semble vouloir rejeter une minorité d’agités) ? Ces gens ont déguisé leur pusillanimité en la faisant passer pour de la prudence ! ll faut à tous prix éviter de déchaîner des passions qui pourraient coûter cher en voix lors des prochaines consultations électorales disent-ils. Les quelles consultations, celle de 2010, celle de 2011, celle de 2012, celle de 2014 ?

Mais n’en pas parler du tout aujourd’hui, serait à l’inverse une grave erreur à ne pas commettre. Surtout si l’on considère l’état actuel de la société française, traumatisée par les délocalisations, le chômage, les incivilités les violences urbaines et les actes de vandalisme tels que ceux des brûleurs de voitures. De même sont ils vraiment conscients d'une quelconque identité nationale ces financiers qui menacent de ruiner le pays par leurs tripatouillages ?

Dès lors, il devient absolument nécessaire d’exorciser les démons qui nous guettent. Et parler d’identité nationale pour la France, ce n’est pas tenir un propos d’une obscénité insoutenable ni éprouver un désir pervers de déchaîner l’ire des donneurs de leçon, ceux -là même que l’on avait baptisés « représentants de l’anti-France » à l’époque du Général De Gaulle !

Car enfin, c’est quoi la France ?

Et par quel miracle ce promontoire maritime situé au bout de l’Europe a-t-il pu réunir au cours des siècles les normands , les bretons, les francs, les arvernes, les goths , les wisigoths, les phéniciens, les lointains descendants des maures, les juifs, et enfin , les musulmans ?

Au fil de son histoire, notre pays s’est constitué par une mosaïque de peuples et de cultures, il a su constamment absorber et unir tous les éléments exogènes venus se fixer sur son sol. Un pays, dont les citoyens sont aujourd’hui, exemple unique en Europe, unis par leur diversité.

Et ce pays possède une langue parmi les plus riches et les plus nuancées des peuples de la terre. Il a un hymne national hérité de la Révolution, mais aussi un drapeau et trois couleurs, bleu, blanc, rouge. Qui ont un sens et une histoire. Et une devise, qui prône l’égalité, la fraternité, et, valeur première, la liberté. Et ce miracle, s’il en est un tient-il à ce concept : la laïcité, outil inventé par la République pour mettre fin aux querelles religieuses sur notre sol?

Des hommes et des femmes, des français, n’ont pas hésité à donner leur vie pour ces valeurs! Autant de choses qui contribuent à forger notre identité nationale qui fait débat aujourd’hui.

Pourquoi, pour qui, l'ont-ils fait?

Pour conclure, nous, Progressistes, ré- affirmons notre soutien et notre totale solidarité avec Eric Besson.Et nous formons le voeu suivant:

Ne serait il pas souhaitable de voir le retour à l’enseignement, dans les écoles, de toutes ces valeurs républicaines qui fondent le génie propre à la France? Un pays où chacun reste libre de croire ou de ne pas croire, un pays où personne ne cherche à imposer, de quelque façon que ce soit, sa croyance à son voisin. Un pays où l’on respecte l’autre, l’étranger.

St Exupéry ne disait-il pas :’’Etranger, mon frère, si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis !’’


dimanche 25 octobre 2009

L'IDENTITE NATIONALE: UN HERITAGE, UNE PROMESSE D'AVENIR


Par Bruno DELMAS, Délégué Général des Progressistes


Le débat sur l'identité nationale lancé par Eric BESSON figure, à sa demande, au cœur des travaux des Progressistes depuis plusieurs mois déjà.

La République, ses symboles, l'histoire même de notre pays sont les fondements de notre identité. La France a produit les plus belles idées démocratiques, elle a ouvert la voie à de grandes libertés aujourd'hui encore inexistantes dans de nombreux pays ... Cultiver notre identité nationale, c'est revendiquer "toujours plus" pour l'expression de ses valeurs en France mais aussi à l'étranger.

Être français dans une société mondialisée, c'est revendiquer une singularité que beaucoup de peuples nous envient. C'est ré-affirmer les principes chers à notre République (la liberté, l'égalité, la fraternité mais aussi, la laïcité). C'est se rappeler la France qui résiste, la France qui se réconcilie et qui construit (aussi, avec ses ennemis d'hier) l'Europe d'aujourd'hui, la vaste communauté de demain.

L'idéntité nationale, c'est à la fois un héritage et une promesse d'avenir: celle de ne pas finir noyé dans un monde standardisé, dominé par le superficiel où, par exemple, l'avènement de réseaux sociaux encourage un "communautarisme" de mauvais aloi.

Dans cette période charnière de notre histoire, être citoyen français nous donne peut-être plus de devoirs que d'autres peuples. L'héritage que nous portons, les valeurs que nos aïeux ont su faire émerger au devant de toutes les nations sont des atouts majeurs dans un monde qui perd ses repères, dans une société qui s'en cherche de nouveaux.

Prenons l'exemple de la taxe carbone: on serait tenté de faire de ce sujet un dossier par trop technique et pourtant ... il est l'expression d'une volonté citoyenne (qui sera d'ailleurs de plus en plus assumée) de mettre en avant une part de notre identité désormais concentrée sur les problèmes environnementaux. Tel fut le cas, après guerre, de la sécurité sociale. Pour beaucoup de ces détracteurs de l'époque, une taxe de plus. Pour ses défenseurs, un moyen d'assurer à chaque citoyen une sécurité hors du commun en matière de santé. Près de 60 ans après, les Etats-Unis nous envient ce modèle qui fonde aussi l'identité nationale française. C'est aussi cela l'identité nationale: une citoyenneté à part entière qui assure un parfait équilibre entre les droits et les devoirs, là où certains pays n'imposent que contraintes et ne donnent aucun droit ... là, où d'autres ne revendiquent que des droits sans accepter la part de devoirs qu'ils imposent.

Prendre sa part dans la culture de cette identité, dans la culture de cet héritage républicain et démocratique, c'est aussi participer à l'émergence de principes nouveaux qui garantissent à chacun encore plus de liberté, encore plus de fraternité et encore plus d'égalité.

Traiter de l'identité nationale, pour les Progressistes, ce n'est pas traiter du passé mais bel et bien se préoccuper de l'avenir !

Renoncer à cultiver cette identité, c'est se condamner à n'être considéré - au fond et à moyen terme - qu'en qualité de consommateurs ou de simples abonnés.

Pourquoi avoir travaillé sur ce thème ? Certainement pas, comme se sont empressés de le crier certains, pour préparer une récupération de l'électorat "frontiste" mais bel et bien pour "commencer par le commencement": réconcilier les français et, notamment les jeunes, avec la politique. Car faire de la politique, c'est surtout parler de "choses simples et compréhensibles par tous"; notre citoyenneté en est le meilleur exemple.

Notre identité, nos fondements républicains (ce qui définit nos droits et nos devoirs et donc, nos libertés), est certainement le sujet politique le plus accessible à tous. C'est pourquoi Les Progressistes ont considéré qu'il s'agissait d'un sujet majeur pour promouvoir une nouvelle politique en France.

A vous, désormais, de nous accompagner dans ce nouveau débat !